La préparation de la loi hospitalière votée le 31 décembre 1970 a donné lieu à de nombreux contacts avec les parlementaires compte tenu des nouvelles dispositions prévues à l'égard des médecins à temps partiels. En effet, dans une première version, ils étaient nommés pour 5 ans, éventuellement renouvelables. Avec bien du mal, le syndicat a obtenu qu'ils soient nommés jusqu'à 65 ans. Leur nomination cependant pouvait être remise en cause tous les cinq ans... ! La décision du conseil d'Administration de l'établissement était soumise à l'avis conforme d'une commission paritaire régionale et en cas d'appel à l'avis d'une commission paritaire nationale. Cette disposition est toujours en vigueur. Un décret dans le délai d'un an suivant la promulgation de la loi devait donner un vrai statut aux médecins à temps partiel. Il n'a vu le jour qu'en 1974. En 1972, notre syndicat a fait un recours devant le conseil d'État en raison de la non revalorisation des lettres clés à l'hôpital. Celles-ci auraient dû, quoique inférieures, suivre l'évolution de celles pratiquées en ville depuis 1969. Or, elles étaient bloquées depuis plusieurs années au détriment des temps partiels, dont les salaires hospitaliers étaient assis uniquement sur la masse d'honoraires. Par un arrêt du 16 mai 1975, le conseil d'État a donné raison au syndicat et les collègues ont pu faire des recours individuels devant les tribunaux administratifs et percevoir les honoraires "dûs" avec les indemnités de retard.
En 1976, un arrêt du 9 juillet a fait passer l'assise des cotisations au régime de retraite IRCANTEC de la moitié aux deux-tiers des émoluments pour tous les médecins hospitaliers aussi bien temps plein que temps partiel à la suite d'une action de plusieurs années du syndicat auprès des différents ministres de la Santé.