EDITO
Le Sénat, après l’Assemblée
nationale, a voté le principe d’une retraite sur la part
hospitalière des HU.
Ceci constitue une avancée syndicale majeure car depuis plus de
20 ans cette revendication était refusée par les pouvoirs
publics (elle a même fait l’objet d’un recours perdu
en Conseil d’Etat).
Dans l’exposé des motifs qui ont permis le vote de l’article
58 (ou 59 selon les versions), il est rappelé que cette possibilité
d’acquérir davantage de droits à la retraite, par
la participation de l’employeur hospitalier, est l’application
du protocole signé le 31 mars 2005 avec les représentants
syndicaux. Rappelons que ce protocole a été signé
par le SNAM-HP et la CMH qui sont les instigateurs de cette mesure. Ces
droits à la retraite prendront effet dès le 1er janvier
2007 et apparaîtront dans la loi PLFSS 2007.
R. RYMER
Président du SNAM-HP
| >> Démographie
médicale hospitalière |
Dans ce rapport le Pr Berland dresse un état
des lieux de la démographie hospitalière et formule 17 propositions.
Le rapport donne notamment la répartition des établissements,
des praticiens, des spécialités et le volume d’activité
par région. Il constate de fortes disparités régionales
et entre spécialités. Le rapport fournit des éléments
de comparaison avec d’autres pays européens.
Cette mission ministérielle sur la démographie hospitalière
confirme les difficultés annoncées pour les établissements.
Parmi les propositions ayant un caractère innovant, on remarque
tout particulièrement :
- la nécessité de mettre en place
un véritable système d'information concernant les effectifs
médicaux des établissements, à mettre en relation
avec l'activité disponible dans les bases de données du
PMSI
- l'apparition d'une nouvelle entité baptisée groupement
hospitalier territorial, gérant des ressources mutualisées
au service d'un territoire de santé (qui a déjà provoqué
de nombreuses réactions)
- la volonté de hiérarchiser les établissements en
trois niveaux, selon leur technicité
- l'hypothèse d'une rémunération à l'activité,
voire à l'acte pour certains médecins salariés, et
une convergence de la rémunération et de l'exercice pour
les médecins des établissements publics et privés
participant au service public
- la proposition de monétariser partiellement les comptes épargne
temps, qualifiés de "bombe à retardement"
- la révision des filières d'internat et des lieux de stage
de formation
Ce rapport ouvre, par le biais de la démographie
médicale, la perspective d’une restructuration réelle
quant à l'organisation de l'offre de soins. Il en est de même
du champ du statut des médecins, de leurs modes de rémunération,
de la qualité de l'accueil réservé aux plus jeunes
dans les établissements, des collaborations et délégations
de tâches entre professionnels de santé.
Très attentif aux problèmes posés
par la situation catastrophique de la démographie médicale
et aux inégalités territoriales qu'elle induit, le SNAM-HP
exercera une vigilance particulière sur les conséquences
éventuelles de ce rapport.
Rapport
Berland
| >> Directive
européenne et temps de travail médical à l'hôpital
: la réponse du Ministre |
La révision de la Directive européenne
sur le temps de travail a fait l’objet de nombreuses déclarations
récentes. Le SNAM-HP et la CMH sont intervenus auprès du
Ministre de la Santé et des Solidarités pour demander une
clarification d’autant plus indispensable que des engagements écrits
avaient été donnés notamment en 2005.
La distinction d’un temps de travail de
garde actif et inactif est notamment inacceptable.
Nous prenons acte de la réponse du Ministre
en pièce jointe ci-dessous.
Le SNAM-HP et la CMH attendent que dans le cadre
du débat présidentiel, le sujet du temps de travail médical
et non médical à l’hôpital fasse l’objet
d’un débat au fond pour sortir des incohérences que
l'hôpital connaît depuis la mise en place des 35 h à
l'hôpital.
Réponse
du Ministre à
Roland Rymer, Président du SNAM-HP
| >> Le dossier
médical personnel : de nouveaux enjeux pour la relation médecin-patient
et pour l’organisation des soins ? |
Expérimental jusqu’à la fin
de cette, année, le DMP devrait se généraliser en
juillet 2007.
Géré par voie électronique, ouvert à la demande
de l’assuré social auprès d’un hébergeur
agréé, il comprend des données d’identification
mais surtout les éléments de coordination et de continuité
des soins complétés par les professionnels de santé.
Sont notamment enregistrés les résultats des examens, des
données de l’imagerie, les bilans d’évaluation,
les conclusions de télé médecine, les comptes rendus
d’hospitalisation et lettres de sortie, les dispensations médicamenteuses,
les dossiers des réseaux de santé.
La consultation de ces données personnelles est permise au titulaire,
aux professionnels ou à un mandataire désigné.
Des copies électroniques ou en version papier peuvent en être
extraites.
De nombreuses questions relatives à
la sécurité, à l’éthique, à la
relation médecin patient, à l’organisation des soins
elle-même sont soulevées par cet ambitieux projet.
| >> Pour une
gouvernance bien comprise |
La recherche d’efficience est un objectif
généralement partagé par les Directeurs et les Médecins.
Les modalités pour y parvenir peuvent cependant poser nombre de
problèmes.
Le Co-pilotage incité par la réforme
en cours se doit d’être prudent et vigilant, mais sa médicalisation
est un véritable enjeu stratégique.
Suite
de l'article
| >> Les
conseils régionaux de l'Ordre se modifient |
Les missions des conseils régionaux de
l’Ordre des médecins ont été modifiées.
Outre celles concernant la coordination des conseils départementaux,
ils devront désormais représenter l’Ordre auprès
de toutes les structures régionales de la santé. 3 de leurs
membres siègeront dans les futurs conseils régionaux de
l’évaluation des pratiques professionnelles (EPP) et de la
formation médicale continue (FMC) en voie de création. Ils
pourront prendre des décisions de suspension temporaire du droit
d’exercer lorsqu’il y aura lieu de le faire.
Les missions disciplinaires reviendront à une chambre disciplinaire
de première instance. Une chambre sera ainsi créée
par région, présidée par un magistrat du corps administratif
associant des membres du conseil régional et des membres issus
de l'Ordre départemental dans son ensemble.
L'ensemble des médecins inscrits aux tableaux départementaux
de l’Ordre de la région sont éligibles à ces
postes à condition qu’ils soient français ou ressortissants
de la Communauté européenne et qu’ils soient inscrits
au tableau de l’Ordre depuis au moins trois ans. Sont exclusivement
électeurs les membres titulaires des différents conseils
départementaux qui composent la région.
| >> Mise
en œuvre de l’accréditation |
La Haute Autorité de Santé a publié
au JO du 17 octobre 2006 la procédure d’agrément des
organismes chargés de formuler les avis d’accréditation
de la qualité et de la pratique professionnelle médicale,
ainsi que le cahier des charges auquel ces organismes sont soumis. En
établissement de santé, la demande peut être formulée
par les équipes ou à titre individuel. Le Décret
du 21 juillet 2006 définit la liste des spécialités
concernées.
Ce nouveau texte définit en outre les évènements
porteurs de risque devant être déclarés et encadrés
de mesures préventives dans le cadre de l'évaluation qualité.
Il est important que les commissions médicales sensibilisent les
équipes à cette démarche et qu’elles soient
réciproquement tenues informées par les médecins
déjà engagés dans la procédure.
Décision
du 11 juillet 2006 (JO du 17/10/06)
Un arrêté publié le 26 octobre
crée l'option de médecine générale au sein
du conseil national des universités. « C'est un acte fondateur
de la reconnaissance universitaire de la spécialité de médecine
générale ».
La création de postes de chefs de clinique dès la rentrée
2007 permettra aux internes terminant leur cursus de formation de médecine
générale de s'engager dans une carrière universitaire.
Un second arrêté met en place un stage de médecine
générale dès la quatrième année des
études de médecine. « Ce stage, qui répond
à une forte demande des étudiants en médecine, prendra
place au côté des stages hospitaliers effectués au
cours du 2ème cycle des études médicales. Il a pour
but de sensibiliser les étudiants en médecine à l'exercice
de la médecine générale en cabinet et d'appréhender
de manière différente la relation médecin patient
», selon un communiqué du gouvernement.
Arrêté
du 25 octobre 2006
>> Avantages
du PERP aPERF
avant le 31 décembre 2006 |
Le PERP aPERF a été cofondé
par le SNAM-HP. Si vous souhaitez souscrire un PERP, voici une information
de fin d'année.
Info
PERP
Autres textes parus
|