Edito
La loi HPST est en discussion à l'Assemblée
nationale. Elle fait l'objet de 1200 amendements. A l'heure où
nous écrivons ces quelques mots, seul le titre I est validé.
Le projet de loi tel qu'il était annoncé n'est que peu modifié.
Il faut cependant noter certaines modifications comme celles du Conseil
de surveillance, la définition de la place des doyens dans les
CHU ou la nouvelle composition des Directoires assurant une majorité
aux médecins. Les Etablissements de santé privés
d’intérêt collectif (ESPIC) vont revêtir une
grande importance et le SNAM-HP sera très attentif aux missions
d'exercice public qui leur seront conférées.
Le SNAM-HP suivra avec vigilance les débats du Sénat susceptibles
de modifier certains amendements ou d'en proposer de nouveaux (rattachement
de l'AP-HP, etc.). Nous porterons une attention toute particulière
aux conclusions de la mission Marescaux ainsi qu’à la suite
législative qui lui sera donnée...
Le mois de mars sera d'un grand intérêt.
R. RYMER
Président du SNAM-HP
| >> Projet de
loi Hôpital Patients Santé et Territoires |
Au terme de dix
jours de débats parfois houleux, les députés ont
examiné 13 articles et plus de 700 amendements !
Sous une ligne visant à favoriser logiquement la gestion
et la cohérence des objectifs financiers sur l’ensemble des
acteurs libéraux ou hospitaliers, ce texte précise les attributions
des missions du premier recours et des établissements et affiche
une volonté de mettre en coordination les parcours de soins.
Nous apprécions que toute attribution de missions d’exercice
public à un établissement privé lucratif soit nécessairement
inscrite dans un SROS, et que soient rappelées dans la loi les
exigences de respect de notre indépendance professionnelle et de
la déontologie face au risque de pression productiviste souvent
ressentie sur le terrain.
Nous remarquons que nos propositions ont été entendues par
le rapporteur et par le gouvernement concernant la majorité médicale
au sein du Directoire ou la nécessité de proposition du
Chef de Pôle et du Président de CME avant une nomination
médicale.
Nous sommes en attente de précisions et d’amendements complémentaires
sur la place effective du vice président de Directoire, Président
de CME, coordonnateur de la politique médicale, et nous veillerons,
alors que le pouvoir médical est plutôt renforcé dans
les cliniques privées, qu’il ne soit pas simultanément
affaibli à l’Hôpital Public !
Enfin, nous aurons des propositions à apporter à la mission
d’étude sur le futur contrat de clinicien hospitalier afin
de répondre véritablement à l’enjeu de promotion
et de modernisation des recrutements médicaux à l’hôpital,
notamment par des carrières plus modulables. Au-delà du
texte lui-même, la volonté politique qui portera sa mise
en œuvre sera le véritable test de modernisation pour nos
établissements.
| >> Commission
Marescaux et réforme des CHU |
Mise en place autour d’une lettre de mission
Présidentielle très ambitieuse, cette commission semble
être prisonnière du calendrier parlementaire, des tensions
à l’Université, et des incertitudes quant au texte
définitif de la loi Hôpital Patients Santé et Territoires.
L’annulation de notre audition suscite notre étonnement.
La place des CHU dans le système de santé et la réforme
HPST, leur positionnement entre proximité et référence,
leur gouvernance interne, les statuts de leurs médecins, enseignants,
chercheurs, la spécificité de la triple fonction, les relations
Hôpital et Université, la caractérisation et l’évaluation
des moyens spécifiques au haut niveau de soins, à la recherche,
à l’enseignement, sont cependant autant de sujets qui nous
préoccupent fortement.
La
diffusion à la presse, suivi de sa publication, début février
2009, d’un nouveau rapport de l’IGAS relatif aux rémunérations
médicales s’inscrit dans un processus continu, visant à
mettre en lumière la trop grande complexité, les très
fortes disparités, le décalage objectif entre la responsabilité,
la pénibilité, la compétence, les engagements de
santé publique et le niveau de rémunération.
Au moment où un débat s’ouvre, difficilement
d’ailleurs, autour d’un système de santé dont
la cohérence territoriale pourrait être renforcée,
sous la condition d’y associer l’ensemble des acteurs, le
moment paraît venu d’utiliser l’instrument des rémunérations
complémentaires avec une logique plus pertinente.
Ainsi, atténuer la prime historique
des actes médico techniques sur les actes cliniques, harmoniser
les financements libéraux et hospitaliers de la permanence des
soins, rémunérer la pertinence réelle des activités,
rééquilibrer les écarts de rémunération
entre les disciplines et les établissements, après une mise
à plat globale des modalités de rémunération
sont autant d’objectifs visant à améliorer l’attractivité
et la crédibilité médicales pour le long terme.
IGAS - Enquête
sur la rémunération des médecins et chirurgiens hospitaliers
| >> Rémunération
des temps partiels |
Suite à l’intervention
conjointe du SNAM-HP et de la CMH, la ministre de la santé a annoncé
le 19 février le relèvement à partir de juillet des
rémunérations des praticiens hospitaliers à temps
partiel au prorata de leur temps de travail par rapport aux praticiens
hospitaliers à temps plein.
| >> Rapport
de la DREES sur la démographie médicale |
Au
1er janvier 2007, la France comptait 208 000 médecins actifs. Il
s’agit là d’un maximum historique.
Selon les nouvelles projections de la DREES, leur nombre devrait
baisser de près de 10 % au cours des dix prochaines années
avec une féminisation importante.
Un scénario de référence a été réalisé
supposant un maintien des choix individuels des médecins à
long terme ainsi qu’une répartition des postes ouverts aux
ECN (55 % de postes ouverts à la médecine générale)
identique entre 2008 et 2030.
Dans ce scénario, malgré un fort relèvement du numerus
clausus jusqu’à 8 000 en 2011, le nombre de médecins
en activité ne retrouverait son niveau actuel qu’en 2030.
La baisse des effectifs serait moins marquée pour les généralistes
que pour les spécialistes, mais les évolutions seraient
très contrastées d’une spécialité à
l’autre.
Les auteurs de l’étude préviennent qu’il ne
s’agit que d’une hypothèse et que « le rapport
entre le nombre de médecins et la population n’est qu’un
indicateur très grossier de l’adéquation entre offre
et demande de soins » ne prenant pas en compte des éléments
comme le vieillissement inéluctable de celle-ci.
DREES, numéro 679 - La
démographie médicale à l’horizon 2030 : de
nouvelles projections nationales et régionales
Textes parus
- Arrêté
du 26 février 2009 fixant pour
l'année 2009 l'objectif des dépenses d'assurance maladie
commun aux activités de médecine, chirurgie, obstétrique
et odontologie mentionné à l'article L. 162-22-9 du code
de la sécurité sociale
- Arrêté
du 26 février 2009 portant
détermination pour 2009 de la dotation nationale de financement
des missions d'intérêt général et d'aide
à la contractualisation mentionnée à l'article
L. 162-22-13 du code de la sécurité sociale
- Arrêté
du 26 février 2009 fixant pour
l'année 2009 l'objectif des dépenses d'assurance maladie
mentionné à l'article L. 174-1-1 du code de la sécurité
sociale
- Arrêté
du 27 février 2009 fixant pour
l'année 2009 les ressources d'assurance maladie des établissements
de santé exerçant une activité de médecine,
chirurgie, obstétrique et odontologie
- Arrêté
du 19 février 2009 relatif
à la classification et à la prise en charge des prestations
d'hospitalisation pour les activités de médecine, chirurgie,
obstétrique et odontologie et pris en application de l'article
L. 162-22-6 du code de la sécurité sociale
- Liste
nationale d'habilitation aux fonctions
de responsable de pôle au titre de l'année 2009
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15 rue
Ferdinand Duval
75004 Paris
Tél. : 01 48 87 93 49
Fax : 0148 87 93 62

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