EDITO
Le SNAM-HP a été reçu le
31 janvier par la Commission Fourcade.
La loi devrait évoluer dans les prochains mois pour l’Hôpital.
Lors de cette audition, le SNAM-HP a beaucoup insisté sur 3 points
particuliers :
- La délégation de gestion aux pôles, indispensable,
comportant bien entendu la gestion du personnel non médical. Ce
point est essentiel. Faute de quoi la loi HPST aboutirait à un
échec inéluctable.
Nous avons rappelé que cette délégation de gestion,
bien que prévue dans la loi Mattei, n’avait pas été
mise en place par les Directeurs qui au contraire, en réaction
aux contraintes financières accrues pesant sur l’hôpital,
avaient centralisé à outrance leur gestion faisant ainsi
un saut de 15 ans en arrière. Les directions fonctionnelles quant
à elles n’avaient pas voulu ou su s’inscrire dans la
délégation de gestion aux pôles qui entraînait
une redéfinition de leur rôle et de leur place.
Les mêmes causes produisant les mêmes effets il ne faut pas
être grand devin pour prédire l’échec de la
loi si les médecins ne sont pas impliqués directement. Nous
avons eu le sentiment que l’écoute de la commission Fourcade
était extrêmement favorable sur ce point.
- Nous avons également insisté pour que la CME donne un
avis sur toutes les questions médico-économiques, les recrutements
et la géographie des pôles. Il s'agit bien de tracer l’avis
de la CME ce qui est bien différent d’une simple information.
- Pour les mêmes raisons le SNAM-HP a insisté sur la nécessité
pour le Directoire d'émettre un avis traçable.
Sur ces 2 demandes également la discussion avec la Commission Fourcade
a été extrêmement positive.
Mais seule la modification de la loi HPST prenant en compte nos demandes
sera le témoin du succès de nos efforts.
R. RYMER
Président du SNAM-HP
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>> Moratoire concernant les rémunérations
accessoires des praticiens temps plein (expertises) |
Faisant suite à une intervention commune
des quatre intersyndicales, la Direction Générale de l’offre
de soins a diffusé le 25 février une note aux ARS et chefs
d’établissements afin d’assouplir les conséquences
de la Loi HPST et ses décrets, qui entraînent une restriction
des conditions d’expertises pour les médecins temps plein.
Cette lettre, qui se veut apaisante, ne fait cependant état que
d’un moratoire, et renvoie à une investigation de l’IGAS
une modification éventuelle de la réglementation. Seules
sont évoquées les expertises réalisées au
profit d’organismes publics ou judiciaires, en dehors des obligations
de service, et la spécificité de certaines spécialités
alors que le statut de PH est unique. L’autorisation du Directeur,
qui est appelé à se montrer bienveillant, reste cependant
un préalable global ce qui est en contradiction avec la position
du Conseil National de l’Ordre des Médecins. Les quatre intersyndicales
ont demandé une modification immédiate du texte.
Régime
du cumul d’activités pour les praticiens à temps plein
avant et après la loi HPST (DGOS)
Activités
privées effectuées par les médecins hospitaliers
simultanément ou postérieurement à leur activité
publique (CNOM)
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Soins sans consentement :
Grogne des psychiatres
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La concertation préparatoire à
la publication des décrets de loi sur les soins sans consentement
entre dans une phase de tensions entre le ministère et les nombreux
syndicats de psychiatres. Une fois de plus c’est la méthode
consistant à organiser une concertation jouée d’avance
plutôt qu’une négociation ouverte aux partenaires représentatifs
qui est en cause. Les lois se suivent, la méthode d’élaboration
des décrets ne change pas. Nous ressentons une regrettable distance
vis à vis des associations syndicales. Nous soutenons le mouvement
du 15 Mars.
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Campagne tarifaire 2011 pour les établissements
|
Les établissements MCO publics devront
absorber une baisse tarifaire de 0,2% (0,05% pour le Privé) en
raison d’une prévision de 2,4% d’augmentation d’activité…
C’est donc travailler plus pour gagner plutôt moins. 2011
sera la dernière année de convergence tarifaire, les effets
des coefficients de transition s’amenuisent donc. Un nouveau forfait
« administration de produits en environnement hospitalier »
est créé, le territoire Corse bénéficie d’un
coup de pouce, mais la rigueur est le maître mot. Une accélération
des mesures comptables est à redouter, ce qui laisse augurer une
politique de ressources humaines sous tension.
Ce climat rend d’autant plus indispensable la vigilance syndicale
vis à vis des mesures individuelles autoritaires qui pourraient
être prises à l’encontre des médecins hospitaliers
et dont la justification et la procédure sont parfois non acceptables.
Les commissions paritaires régionales doivent impérativement
être réactivées pour suivre ces situations, et assurer
comme le prévoit l’article 6152-325 du CSP le soutien des
confrères par des actions de conciliation et de prévention
des conflits.
Arrêté
du 1er mars 2011 fixant pour l'année 2011 les éléments
tarifaires mentionnés aux I et IV de l'article L. 162-22-10 du
code de la sécurité sociale et aux IV et V de l'article
33 modifié de la loi de financement de la sécurité
sociale pour 2004
Commissions
régionales paritaires
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Rémunération des directeurs : la seule hausse prévue
à l'Hôpital ?
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Dans un contexte financier de très
grande rigueur pour les établissements, les Directeurs saluent
leurs Ministres et négocient une revalorisation tous azimuts de
leurs rémunérations…
Doublement du nombre de postes fonctionnels (mieux rémunérés),
création d’un grade hors échelle, prime de résultat,
augmentation des plafonds de primes, contrat personnalisé pour
les directeurs de CHU, tout y est pour la panoplie de nos nouveaux managers.
Il est à croire que l’attractivité des carrières
de directeurs est une priorité majeure aux yeux de nos gouvernants.
En contre partie verrons nous poindre une réelle obligation d’évaluation
de leur pratique professionnelle, et mieux encore une considération
équivalente de nos Ministres vis à vis des médecins
des hôpitaux, recruteurs et acteurs de soins qui assurent la véritable
performance hospitalière ? Nous sommes toujours dans l’attente
d’une vraie politique d’amélioration de nos conditions
de travail à l’Hôpital et de notre carrière
! Un protocole d’accord est envisagé pour les directeurs
en juin 2011, nous exigeons qu’à la même échéance
des propositions concrètes nous aient été faites.
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Les objectifs de régulation de l'offre de soins (OROS) qui
succèdent aux objectifs quantifiés (OQOS)
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Au moment où de nouveaux
schémas d’organisation sanitaire et programmes régionaux
s’élaborent dans les ARS, de nouveaux objectifs apparaissent
visant à réguler entre territoires les implantations et
les volumes d’activités. En théorie basés sur
des critères qualitatifs et des référentiels de pertinence
des actes, ces OROS pourraient être pertinents. Malheureusement
les référentiels en question n’existent peu ou pas,
et la HAS va précipitamment en élaborer une dizaine pour
les actes les plus courants… La charrue mise avant les bœufs
ou la simple coloration qualitative de surface sur une régulation
quantitative déjà opérationnelle ?
Les OQOS élaborés en leur temps par une méthodologie
dont chacun avait reconnu que la qualité laissait à désirer,
sont donc remplacés par des OROS construits selon une méthode
dont la méthodologie est débutante et peu concertée…
La pertinence des actes pour les soins en établissements et en
ville est un enjeu majeur pour lequel nous demandons d’urgence un
large débat responsable avec l’ensemble des professionnels,
les instances nationales, les usagers et les ARS.
Circulaire
N° DGOS/R5/2011/74 du 24 février 2011 relative au guide
méthodologique d’élaboration du schéma régional
d’organisation des soins (SROS-PRS)
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Enquête sur la permanence et la continuité des soins
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Nous avons eu la surprise de découvrir
la mise en œuvre en mars 2011 d’une enquête descriptive
portant sur la juxtaposition des activités de permanence des soins
et de continuité des soins selon une méthodologie non concertée
et pour le moins approximative.
Nous avons découvert à cette occasion que les obligations
de service normal des médecins hospitaliers étaient envisagées
pour une continuité quotidienne des soins de 08h à 20 heures.
Les objectifs de cette enquête ne seraient-ils pas de démontrer
que la permanence des soins rémunérée en tant que
telle peut être d’autant plus réduite qu’elle
serait intégrée dans les obligations de service de jour
?
Une fois encore nous apprécions la manière dont les médecins
hospitaliers sont considérés par leurs tutelles.
Communiqué
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